QUELLES COMPETENCES ENSEIGNER AUX ELEVES DE LA GENERATION Z ?

Posté par: In: so-reussite 16 nov 2014 Commentaires: 0

Dirk Van Damme, directeur du Centre for Educational Research and Innovation à l’OCDE a examiné l’évolution des demandes de compétences du marché du travail, et il s’aperçoit qu’un grand nombre des compétences manuelles et cognitives qui s’acquièrent aujourd’hui à l’école sont déjà sur le déclin. En effet, les emplois de l’avenir seront très différents de ceux que l’on a connu par le passé. « 65% des écoliers d’aujourd’hui pratiqueront, une fois diplômés, des métiers qui n’ont même pas encore été inventés », estime le Département d’Etat américain du travail.

L’école ne doit donc pas enseigner uniquement les choses qui sont utiles pour les adultes d’aujourd’hui, mais plutôt chercher et transmettre les choses qui seront utiles pour les adultes de demain. Enseigner le monde d’aujourd’hui aux jeunes ne fait pas sens, car lorsqu’ils seront adultes, ils n’en auront plus besoin.

Mais quelles sont ces compétences à enseigner en priorité aujourd’hui aux futurs adultes de demain ?

 

A – Développer l’esprit critique

Comme le préconise Edgar Morin, dans « Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur », il est nécessaire d’enseigner aux élèves la capacité à donner du sens aux flots d’informations disponibles. Ces têtes en surchauffe ont en effet bien souvent du mal à faire le tri entre l’accessoire et l’essentiel. Il devient primordial de développer chez les élèves de la génération Z leurs capacités à rechercher l’information pertinente et de savoir l’analyser, et donc de favoriser leur pensée critique.

Il faut ainsi les inciter à poursuivre leurs recherches au-delà de la première page de lien trouvée sur Internet, et ne pas prendre pour argent comptant toutes les informations transmises sur les réseaux sociaux.

« Ne recopiez pas ce que vous trouvez sur Wikipédia ! » répétent inlassablement les enseignants, qui reprochent à Wikipédia de ne pas être absolument fiable. Mais les professeurs ne devraient-ils pas apprendre aux élèves à utiliser Wikipédia plutôt qu’à s’en méfier ? L’université de Berkeley, aux Etats-Unis, jette un pavé dans la marre en créant une « chaire Wikipédia », et en nommant le premier « professeur de Wikipédia ».

Le titulaire de la chaire, Kevin Gorman, est un jeune diplômé en géographie, âgé de 24 ans, qui souhaite montrer que ces espaces sont, plutôt qu’une menace, une chance pour faire prospérer la mission des institutions scolaires : rendre la culture accessible à tous.

Rigueur scientifique, diversification des sources et des contributeurs seront au rendez-vous du passionnant projet de Berkeley qui commencera par l’amélioration des articles existants, enrichis et rendus plus accessibles par les étudiants.

 

B – Savoir structurer l’information

Pour être mieux à même de mesurer la portée d’une information, il faut être capable de faire des liens comme sur Internet. Pour Joël de Rosnay, scientifique et prospectiviste,  » il faut intégrer les données dans les informations, les informations dans les savoirs et les savoirs dans la connaissance, afin que les informations premières se transforment en un ensemble, cohérent, porteur de sens, et permettent d’éviter l’info-pollution. Sinon, la révolution de l’information ne sert à rien « .

Pour Gavin Dykes, spécialiste de l’e-education, l’enjeu est de responsabiliser les élèves. Il propose d’examiner le cas du Danemark, qui autorise l’accès à Internet pendant les examens. Dans un tel cas, on ne pose pas la même question à l’élève : l’examen ne porte plus sur un stock de connaissances mais sur la capacité à trouver, à valider, à structurer l’information tout en la sourçant correctement. Car c’est ce qui leur sera le plus demandé sur le marché de l’emploi.

 

C – Favoriser la résolution de problèmes

Il est bien plus nécessaire aujourd’hui de savoir poser un problème que de le résoudre, puisque les machines savent le faire. Les élèves devront être capables de résoudre des situations «problèmes» en exploitant des données mises à disposition et de mettre en relation et en relief les savoirs entre eux. Cette capacité sera sans nul doute le critère premier de recrutement dans les entreprises de demain.

L’intelligence collective et la créativité dans ce sens sont devenues fondamentales.

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