FAIRE MEDECINE SANS PASSER PAR LE CONCOURS ?

Posté par: In: so-reussite 02 oct 2014 Commentaires: 0

On nous avait annoncé une petite révolution dans le domaine des études médicales !

C’est fait depuis cette rentrée 2014 : intégrer médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique directement en deuxième année sans passer par la case première année (PACES) avec son concours couperet et son numerus clausus, est possible !

Sept facultés de médecine, dont Strasbourg, commencent à expérimenter pendant six ans ces nouveaux dispositifs d’admissions parallèles. Ces voies d’admissions parallèles seront ainsi « testées » jusqu’en 2019 … avant d’envisager une réforme plus en profondeur.

L’objectif est double: diversifier le recrutement des futurs professionnels de santé mais surtout lutter contre l’échec, problème majeur de cette filière puisque seuls 13,4 % des inscrits en première année de médecine ont pu passer en deuxième année en 2013, et que 80% des étudiants échouent à l’issue d’un redoublement..

Pour le président de l’Université Paris XIII, cela fait 40 ans que le concours d’entrée en médecine «stupide et inadapté » existe … et que l’on ne sélectionne les étudiants ni sur leurs goûts médicaux, ni sur leur empathie avec le malade, mais uniquement sur leur mémoire !

Dans cette réforme, à chaque établissement, sa passerelle. A Strasbourg, c’est la validation d’une deuxième année de licence «Sciences du vivant» qui permettra à quelques élus de rejoindre les cursus de pharmacie, médecine, dentaire ou sage-femme en admission directe. Il sera également possible d’y intégrer pharmacie après avoir validé une L2 de chimie.
Le décret prévoit que «chacune des voies d’admissions parallèles directe représente au moins 5% et au plus 30% des places offertes» dans chacune des filières (médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique). Le numerus clausus n’est donc pas augmenté proportionnellement, ces admissions parallèles se feront donc pour le moment au détriment des places offertes sur concours.

Jusqu’à présent, un système d’accès direct en deuxième ou troisième année existait déjà, mais était uniquement accessible aux titulaires d’un master ou d’un doctorat scientifique et aux ingénieurs. Il fallait donc au moins un bac +5, pour pouvoir intégrer une L2, et les candidats ne pouvaient donc en général espérer être diplômés avant d’avoir passer le cap de la trentaine.

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